Le Québec s’invite à Cannes avec Avant qu’on m’oublie, une série réalisée par Olivier Aubé, sélectionnée en compétition officielle Short Form à CANNESERIES et présentée en première mondiale le 27 avril.
Parmi les visages à surveiller, celui de Catherine Gauthier Gonzalez, représentée par l’agence La Suite, s’inscrit dans une distribution qui met de l’avant une nouvelle génération d’interprètes québécois.
À l’heure où les formats courts s’imposent et où les récits intimistes gagnent en portée, cette sélection soulève une question simple : cette série peut-elle dépasser son cadre local pour trouver un écho à l’international ?
Une série ancrée dans une époque charnière
L’histoire se déroule à l’été 2008, à un moment charnière où les réseaux sociaux commencent à transformer les comportements, sans que leurs effets soient encore pleinement mesurés. On y suit Alex, un jeune banlieusard qui développe une obsession pour le contenu en ligne et entraîne son groupe d’amis dans une série de pranks, dans une quête de visibilité qui finira par fragiliser leurs relations.
Ce point de départ, en apparence léger, sert surtout à explorer une transformation plus large. L’écriture, co-signée par Olivier Aubé et Jade Lavoie, adopte une approche d’observation, où l’humour et la nostalgie viennent éclairer une génération en train de découvrir les codes d’un monde numérique encore instable.
Ce qui distingue la série, ce n’est pas tant son sujet que son regard. Elle adopte un ton à la fois tendre et lucide, évitant de juger ses personnages tout en exposant les dérives d’une quête de validation devenue centrale dans les années qui ont suivi.
Source : Avant qu'on m'oublie - Bande-annonce officielleUne signature visuelle et narrative qui dépasse le format court
Avec un format de 6 épisodes de 12 minutes, Avant qu’on m’oublie s’inscrit dans une tendance actuelle où les récits doivent capter rapidement l’attention sans sacrifier la profondeur. Ce format, souvent associé à des contenus plus légers, est ici utilisé comme un terrain d’expérimentation.
Olivier Aubé parle d’ailleurs d’un véritable laboratoire créatif, un projet qui lui a permis de sortir de sa zone de confort et d’assumer pleinement son style.
La série mise sur une réalisation élégante et une écriture sincère, deux éléments souvent soulignés dans la sélection CANNESERIES, où la direction artistique joue un rôle déterminant. Cette approche permet de transformer un récit de bande d’amis en une proposition plus universelle, capable de résonner au-delà du contexte québécois.
Source : Agence La SuiteUn tremplin pour une nouvelle génération d’acteurs québécois
La série repose sur une distribution composée de visages en émergence, dont Édouard Tremblay-Grenier, Léa Roy, Joephillip Lafortune et Sam-Éloi Girard, qui incarnent une jeunesse en construction, à la fois fragile et en quête de repères.
Parmi eux, la présence de Catherine Gauthier Gonzalez attire particulièrement l’attention. Déjà remarquée dans L’Empereur et À cœur battant, l’actrice poursuit ici une trajectoire qui la positionne progressivement comme une figure à suivre. Sa participation à CANNESERIES marque une étape importante dans son parcours et confirme une montée en visibilité au sein de l’industrie.
Au-delà des performances individuelles, le projet agit comme une vitrine pour une nouvelle vague de créateurs et d’interprètes québécois, capables de naviguer entre télévision, publicité et formats hybrides. Une génération plus fluide, qui évolue dans un écosystème où les frontières entre les formats sont de moins en moins définies.
Reste à voir si cette reconnaissance internationale se traduira par un véritable impact sur le marché local, ou si elle demeurera, comme c’est souvent le cas, un succès critique difficile à transformer en popularité durable.








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