Sephora Canada a officiellement dévoilé les dix créateur·rice·s qui composeront la deuxième édition de son Escouade Sephora. Une annonce attendue dans l’industrie, mais qui dépasse largement le simple dévoilement de profils émergents.
Car derrière cette initiative, lancée à l’origine en 2019 et déployée au Canada depuis 2025, se dessine une évolution plus profonde du rôle des créateurs dans l’écosystème des marques. Sephora ne cherche plus uniquement à collaborer avec des créateurs de contenu : l’entreprise semble vouloir redéfinir la manière dont ces derniers s’intègrent à son identité, à sa culture et à sa stratégie à long terme.
Une logique qui dépasse le marketing d’influence
À première vue, le Escouade Sephora s’inscrit dans un modèle désormais bien connu : une sélection de créateurs, des collaborations de contenu, du mentorat et une visibilité accrue au sein d’un écosystème de marques. Mais cette lecture reste encore incomplète.
Depuis sa création, le programme repose sur une logique différente de celle qui a longtemps dominé l’industrie. Plutôt que de privilégier les profils les plus visibles ou les audiences les plus massives, Sephora affirme vouloir s’entourer de créateurs capables de construire une relation réelle avec leur communauté, quitte à s’éloigner des standards traditionnels de performance. Cette approche s’inscrit dans une tendance encore émergente en Amérique du Nord, où certaines marques commencent à structurer des groupes de créateurs sur le long terme, plutôt que de multiplier les collaborations ponctuelles.
Ce positionnement n’est pas anodin. Il traduit une volonté de s’inscrire dans une forme de proximité plus durable, où le créateur n’est plus seulement un vecteur de diffusion, mais un relais d’identité, voire un prolongement de la marque elle-même. Dans cette logique, la force ne repose plus uniquement sur l’audience individuelle, mais sur la cohérence collective créée entre les différents talents qui composent cet écosystème.
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Une deuxième édition qui confirme une transformation
La première édition canadienne avait déjà posé les bases en mettant de l’avant des profils variés, issus de différentes communautés et porteurs de trajectoires distinctes. Avec cette deuxième cohorte, Sephora semble aller plus loin, non seulement dans la sélection, mais dans la structuration du programme.
Les créateurs retenus auront accès à un accompagnement plus complet : collaborations avec des marques, mentorat, événements de réseautage et intégration dans un réseau élargi de professionnels de l’industrie. L’objectif n’est plus simplement de donner de la visibilité, mais de favoriser une forme de développement à long terme, à la fois créatif et professionnel.
Cette continuité vient surtout confirmer une chose : l'escouade Sephora n’est plus une expérimentation. Il s’agit désormais d’un levier structurant dans la manière dont la marque construit sa présence culturelle et son influence.

Une nouvelle cohorte dévoilée, entre visibilité et crédibilité
Avec l’annonce officielle de cette deuxième édition, Sephora dévoile donc les dix créateurs et créatrices qui porteront cette nouvelle phase du programme à travers le pays.
LISTE DES CRÉATEURS / CRÉATRICES :
- Tyler Marz
- Ines Lalouad ;
- Sabrina Ho ;
- Eman Osman ;
- Virgine Vandelac ;
- Abeena Meerra ;
- Azurro Sage ;
- Jasmine Alisha ;
- Gina Cicero ;
- Keisha Tahirih ;
Parmi eux, Ines Lalouad s’inscrit dans une génération de profils qui ne cherchent plus seulement à performer, mais à incarner une vision, une esthétique et un rapport plus personnel à la beauté.
«Je pense que j’apporte une touche authentique en représentant le Québec et la diversité, étant moi-même Marocaine, tout en montrant que la beauté peut s’exprimer de plusieurs façons. » - Ines Lalouad
Au-delà des noms, c’est toutefois une dynamique plus large qui se dessine. Dans un environnement saturé de contenus, les marques semblent progressivement délaisser les logiques de volume au profit d’une approche plus sélective, où la crédibilité et la capacité à créer du lien deviennent des critères déterminants.
Reste maintenant à observer comment cette nouvelle cohorte s’imposera dans le paysage. Car si l’exposition est garantie, l’impact, lui, ne se décrète pas.



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