Après avoir dominé les tapis rouges, les écrans et les réseaux sociaux, l’actrice américaine Zendaya franchit une nouvelle étape en co-créant une collection complète avec la marque suisse On. Une collaboration qui dépasse largement le simple lancement de vêtements.
Car derrière cette annonce, c’est toute une transformation du marché du sportswear qui se dessine : plus minimaliste, plus hybride, et surtout, profondément influencée par les figures culturelles d’aujourd’hui.
Une collaboration stratégique entre image et produit
Zendaya n’est pas arrivée là par hasard. Depuis 2024, elle est déjà associée à On comme ambassadrice. Mais cette nouvelle collection marque un tournant : pour la première fois, elle passe du rôle d’égérie à celui de co-créatrice.
Aux côtés de son styliste de longue date, Law Roach, elle signe une ligne complète de vêtements et de chaussures, incluant notamment la Cloudnova Moon, une sneaker inspirée de l’univers du ballet.
L’objectif est clair : proposer des pièces « faciles à porter », polyvalentes, capables de naviguer entre sport, quotidien et esthétique lifestyle.
On n’est plus dans la performance pure. On est dans une logique d’identité.
Source : Vogue
Le sportswear devient un terrain culturel
Ce que cette collection révèle surtout, c’est une évolution beaucoup plus profonde que le simple lancement d’une ligne de vêtements. Depuis quelques années, le sportswear ne se limite plus à la performance ou à la fonctionnalité. Il devient un espace d’expression culturelle, un terrain où se croisent identité, image et influence.
Zendaya et Law Roach ne viennent pas du monde du sport. Leur légitimité repose ailleurs : dans leur capacité à construire des images fortes, à imposer une esthétique cohérente et à transformer chaque apparition en moment culturel. En transposant cette approche dans une collection, ils déplacent les codes. Les pièces proposées ne cherchent pas à impressionner par leur technicité, mais par leur simplicité maîtrisée, leur capacité à s’intégrer dans un quotidien sans effort apparent.
Ce glissement est essentiel. Il montre que les consommateurs ne recherchent plus seulement un produit performant, mais un produit qui raconte quelque chose d’eux-mêmes. La présence d’un court-métrage réalisé par Spike Jonze pour accompagner la campagne ne fait que renforcer cette idée : on n’achète plus seulement un vêtement, on adhère à un univers.
Source : on.com
Une collaboration qui pourrait redéfinir les règles du marché
Au-delà de l’effet d’annonce, cette collaboration s’inscrit dans une transformation plus large de l’industrie. Les marques ne peuvent plus se contenter d’associer leur image à une célébrité pour gagner en visibilité. Elles doivent désormais co-créer, partager le contrôle, et accepter que l’identité du produit soit influencée par une vision extérieure.
Zendaya incarne précisément cette nouvelle génération de partenaires créatifs. Elle ne se contente pas d’endosser une campagne : elle participe à la construction du produit, à sa direction artistique, à son positionnement. Cette implication change la perception de la collaboration. Elle la rend plus crédible, mais aussi plus risquée, car elle engage directement l’image de la personnalité.
Pour On, l’enjeu est stratégique. La marque, historiquement associée à la performance et à l’innovation technique, cherche à élargir son territoire vers le prêt-à-porter. Cette collection devient alors un point d’entrée, une manière d’exister dans un univers où la concurrence ne se joue plus uniquement sur le produit, mais sur la capacité à créer du désir.
Si cette approche fonctionne, elle pourrait accélérer une tendance déjà en cours : celle d’un marché où les frontières entre sport, mode et culture deviennent de plus en plus floues. Et dans ce contexte, les figures capables de naviguer entre ces univers, comme Zendaya, deviennent des acteurs centraux plutôt que de simples ambassadeurs.







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