Il y a des entrepreneurs qui bâtissent des entreprises. Et il y a ceux qui construisent des symboles... Olivier Primeau fait partie de la seconde catégorie.
En moins d’une décennie, il est passé d’un commerce familial à l’un des visages les plus visibles (et les plus commentés) du Québec. Derrière le Beachclub, les festivals, les produits dérivés et une présence massive sur les réseaux sociaux, se cache un parcours qui ne laisse personne indifférent.
Parce qu’au-delà du succès, Primeau divise. Et c’est peut-être précisément ce qui explique pourquoi tout le monde cherche à comprendre qui il est vraiment.
D’un commerce familial à une obsession du succès
Né le 14 novembre 1985 à Sainte-Martine, sur la Rive-Sud de Montréal, Olivier Primeau grandit dans un environnement où le travail n’est pas une option, mais une norme. Très tôt, il participe aux activités de l’épicerie familiale, développant une compréhension concrète du commerce et de la gestion.
À seulement 20 ans, il prend la direction d’un IGA, gérant des dizaines d’employés et des opérations importantes. Mais rapidement, une chose devient claire : ce modèle ne lui suffit pas. Là où d’autres auraient cherché la stabilité, Primeau vise autre chose.. plus grand, plus visible, plus risqué.
Ce refus de la normalité va définir toute la suite de son parcours.

Le Beachclub : de club de plage à phénomène culturel
L’année 2015 marque un tournant. Avec son père (Michel) et son frère (Julien ), Olivier Primeau fait l’acquisition du Beachclub de Pointe-Calumet.
Mais plutôt que de gérer un simple établissement, il décide d’en faire une expérience. Une destination. Un symbole.
En attirant des artistes internationaux comme David Guetta ou Martin Garrix, il transforme le lieu en vitrine du divertissement moderne. Le Beachclub devient rapidement un espace où le réel et les réseaux sociaux se rencontrent, où chaque moment est pensé pour être vu, partagé et amplifié.
Son mantra, « Beach Day Every Day », n’est pas qu’un slogan. C’est une stratégie. Une manière de vendre non pas un produit, mais un mode de vie.

Succès, controverses et volonté d’influence
Mais construire un empire visible implique aussi d’en assumer les conséquences.
Au fil des années, Olivier Primeau se retrouve au cœur de plusieurs controverses : incidents liés au Beachclub, enjeux de sécurité, tensions avec les autorités, ou encore débats autour de certains projets.
Plutôt que de se retirer, il choisit d’occuper encore plus d’espace. Il lance des festivals comme Festival Metro Metro, développe des produits, s’impose sur les réseaux sociaux avec ses critiques de poutines, et commence même à s’intéresser à des enjeux politiques, notamment la gestion de l’eau au Québec.
Ce positionnement le place aujourd’hui dans une catégorie rare : celle d’un entrepreneur devenu figure publique. Une figure qui attire autant l’admiration que la critique, et qui incarne, à sa manière, les contradictions d’une époque où business, image et influence sont indissociables.
Jusqu’où peut aller Olivier Primeau ?
Aujourd’hui, Olivier Primeau n’est plus seulement “le gars du Beachclub”. Il est devenu un acteur du paysage médiatique québécois. Un créateur d’événements. Un entrepreneur qui comprend mieux que la plupart comment capter l’attention, et surtout, comment la garder.
Et c’est précisément ce qui rend son affrontement avec Lewis LeFou aussi fascinant : deux visions du divertissement, deux générations, deux manières de construire une audience.
Au fond, la question n’est peut-être plus seulement “qui est Olivier Primeau ?” Mais plutôt : Jusqu’où peut-il aller..









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