En 2025, le cinéma québécois a connu l’une de ses années les plus difficiles en salles depuis près d’une décennie. Selon un rapport publié par la firme Cinéac, les films québécois ont généré 10 540 038 $ au box-office dans la province, soit presque deux fois moins que l’année précédente. Si l’on exclut les années perturbées par la pandémie, il faut remonter à 2016 pour retrouver des recettes aussi faibles pour le cinéma québécois.
Une chute marquée des parts de marché
Au-delà des recettes, la baisse se reflète aussi dans la place occupée par les films québécois dans les salles. Après deux années de progression, leur part de marché est passée de 12,4 % en 2024 à seulement 7,4 % en 2025. Pendant ce temps, les productions américaines continuent de dominer largement les écrans de la province, avec une part stable autour de 78 % du marché. Dans le classement des 20 films les plus populaires de l’année, un seul film québécois apparaît : Menteuse, réalisé par Émile Gaudreault, qui se classe en 13e position.

Un box-office dominé par les superproductions
Le classement du box-office québécois en 2025 illustre clairement cette domination des productions internationales. Le film le plus lucratif de l’année dans la province est Un film Minecraft, qui a récolté plus de 7,2 millions de dollars en salles. Il est suivi par plusieurs superproductions majeures comme Lilo & Stitch, Monde jurassique : la renaissance, F1 et Zootopia 2. Ces films bénéficient d’une visibilité mondiale et de budgets marketing considérables, ce qui renforce leur capacité à attirer massivement le public.

Les jeunes vont encore au cinéma
Malgré la baisse des recettes pour les films québécois, la fréquentation des salles reste bien présente chez les jeunes adultes. Une étude menée auprès de plus de 6200 personnes révèle que les 18 à 29 ans sont la génération qui va le plus au cinéma. Près de huit jeunes sur dix affirment avoir vu au moins un film en salle dans la dernière année, avec une moyenne de 3,8 films par année. Cependant, ces spectateurs sont aussi les moins nombreux à placer les films québécois parmi leurs préférences, ce qui représente un défi important pour l’industrie locale.








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