Le 28 mai dernier, le Stilife à Montréal accueillait une soirée média soulignant le lancement de la distribution canadienne et nord-américaine du film WHO : Le Monstre se cache dans le détails du réalisateur Wil Aime.
Pour l’occasion, plusieurs figures du cinéma, de la musique et de l’univers créatif s’étaient réunies afin de découvrir le projet : le réalisateur Émile Roy, les comédiens Richardson Zéphir, Sébastien Delorme et Patrick Emmanuel-Abellard, la créatrice de contenu Citron Rose, ainsi que les artistes High Klassified, Zach Zoya et Blink, en plus de plusieurs personnalités du milieu médiatique et culturel.
Organisé en partenariat avec Menu Extra et Hennessy, l’événement a rapidement généré des retombées positives, tant sur place que sur les réseaux sociaux.
Sur LinkedIn, Dédy Bilamba, conseiller EDI chez Radio-Canada, a notamment souligné la portée du projet et le parcours du créateur, saluant un échange marquant autour du lancement du premier long métrage de Wil Aime. Il a rappelé l’ampleur du parcours du créateur, connu pour ses succès viraux cumulant des dizaines de millions de vues, avant son retour au cinéma après plusieurs années de retrait des plateformes.
Souce : Agence One Way / Vincent Noel
D’autres médias et créateurs présents ont également partagé leur expérience de la soirée. La journaliste et créatrice de contenu Malia Kounkou, fondatrice de Chambre d’écho et lauréate du prix Gémeaux 2024 dans la catégorie Meilleure production originale destinée aux médias numériques, a notamment souligné la pertinence du projet et l’importance de son regard sur la culture web contemporaine.
Au-delà de la couverture médiatique, WHO s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’une nouvelle génération de réalisateurs issus du numérique, capables de mobiliser des audiences massives avant même leur arrivée dans les circuits traditionnels du cinéma.
Souce : Agence One Way / Vincent Noel
Révélé sur les plateformes sociales dès 2015, Wil Aime s’est imposé avec des courts métrages cinématographiques devenus viraux, cumulant aujourd’hui plusieurs centaines de millions de vues. Après plusieurs années d’absence, il revient avec un long métrage indépendant développé sur près de dix ans avec son équipe.
Tourné sur 90 jours et impliquant plus de 400 personnes, WHO représente un projet à grande échelle, construit en dehors des circuits traditionnels. Son parcours illustre une réalité de plus en plus visible : les créateurs issus du web ne se contentent plus de produire du contenu, ils investissent désormais les codes du cinéma.
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement la visibilité des œuvres, mais leur légitimité dans un écosystème culturel en mutation.










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